Ils couraient. Si vite, la rage au coeur. On leur avait donné l'ordre de punir ces jeunes pacifiques, les coups de mattraque tombant violemment sur tous ces torses, ces pieds et jambes d'innocents. La crise était intense, la peur au rendez-vous. Courez, bande de petits connards! Courez avant que l'on vous arrête pour avoir défendu vos droits, que l'on torture la démocratie, charogne, tu n'es rien à mes yeux, je rentrerai ainsi du travail fier, heureux, ayant obéi à ces ordres, ainsi, pour avoir établi l'ordre, la paix...
lundi 30 avril 2012
samedi 28 avril 2012
Premierement, desolee pour le manque d'accents, probleme de clavier.
Ce soir. 27 avril 2012, je rejoignais un ami a la manifestation contre la hausse des frais de scolarité. C'etait aussi une greve sociale, il faut le dire. Je courais vers Sherbrooke, les jeunes criaient, tentant de rattraper le reste de la foule. Pencartes, slogans hauts et forts. A la course, j'allais défendre mes droits avec le plus grand sentiment pacifique. Rubans rouges, carrés rouges, drapeaux rouges. Les gens nous acclamaient sur plusieurs balcons, les Quebecois en avaient assez. Charest, dehors, on va t'trouver une job dans l'Nord! Les policiers tentaient de nous bloquer et d'arreter la manifestation qui se déroulait par contre pacifiquement.
La foule voulait se diriger a gauche, d'un coté a droite. On tentait de détourner le chemin des policiers et ils étaient ceux que l'on encerclait. René-Lévesque, Sherbrooke, Ste-Catherine, on les a toutes faits.
Arrivée vers Ste-Catherine et Bleury, la troupe anti-émeute qui marchait a nos cotés a tenté de nous rattraper et nous encercler. Je faisais partie de ceux qui étaient davantage vers l'avant donc j'ai pu courir lorsque plusieurs ont tenté de nous frapper avec leur mattraque. Vous allez venir me dire qu'a part UN acte de vandalisme, ils auraient raison de causer autant de chaos et de nous encercler en souriciere?
Lorsque je me suis deplacée, apres avoir couru et en reprenant mon souffle, j'ai vu un homme lancer une poubelle en plein millieu de la rue et lancer la poubelle plus loin en partant. Je suis restee a cote de l'emplacement de la poubelle lorsque j'ai senti un SPLASH sur mon legging. Me demandant c'etait quoi, je me suis reviree pour regarder c'etait quoi. Ce que j'ai vu sur mon legging etait de la peinture orange. En me levant les yeux, l'escouade etait sur le cote et un policier arme devant moi, me regardant. Deux secondes plus tard j'etais par terre, un coup de mattraque sur le genou. Je me suis mise a pleurer et a paniquer, et le policier m'a crie "DECALISSE ESTI DE CHAROGNE!!!!!" en me lancant sur la borne fontaine violemment!!!! Je n'ai RIEN fait! Tous ces gens pacifiques ne faisaient RIEN, et les policiers sont venus en courant vers eux en leur donnant des coups de mattraque, les poussant!!!! Tout ca est de la violence GRATUITE!!!

Je reste encore traumatisee de ce que j'ai vecu. Je me vois encore par terre, le policier par dessus moi et les policiers qui m'entouraient. J"aurais pu me faire arreter, mais au moins je ne me serait pas fait autant faire mal ou humilier comme je l'ai ete. C'est dans des moments comme ceux-la que l'on se rend compte de sa vulnerabilite. Je me suis rendue en larmes sur la rue St-Urbain et je me suis assise sur un bout de trottoir lorsque j'ai vu un de mes amis arriver vers moi. En s'assoyant, il a vu que j'etait en larmes et en etat de panique. Ce qui m'a le plus fachée, c'est cette gratuite violente. Ou sommes-nous rendus? Personne ne nous ecoute, et lorsque l'on veut pacifiquement faire entendre nos droits, on nous fesse dessus? Je suis outree. J'ai encore plein de flashback de ce soir et je suis encore sous etat de choc. Plein de flashbacks me reviennent chaque minute. Que vous soyez pour ou contre la hausse, vous ne pouvez qu'approuver que ce qui se passe est impardonnable. Il a fallu que j'y sois pour le voir de mes propres yeux. Je ne sais pas si j'assisterai a nouveau a une manifestation, surtout avec la violence que j'ai recu ce soir. Mais une chose est sure; la guerre n'est pas finie a Montréal.

mercredi 11 mai 2011
Les dernières semaines, rien n'allait plus.
Je prenais de moins en moins d'antidépresseurs, et le taux de sérotonine baissait à perte de vue.
C'était la déprime qui s'installait, l'angoisse généralisée, le corps qui en ressentait des effets bien évidemment non désirables.
Le pharmacien m'a expliqué que je jouais avec les doses d'une façon dont il ne fallait pas (qui pourtant m'apparaissait normale, j'ai arrêté progressivement comme le doc m'a dit de faire).
Depuis que je prends la dose normale (depuis ce mardi), je me ressent vivre...
Je suis contente que cette étape soit passée!
Maintenant, si je ne débute pas le boulot ce mercredi ou jeudi, il est temps de venir voir maman.
Je prenais de moins en moins d'antidépresseurs, et le taux de sérotonine baissait à perte de vue.
C'était la déprime qui s'installait, l'angoisse généralisée, le corps qui en ressentait des effets bien évidemment non désirables.
Le pharmacien m'a expliqué que je jouais avec les doses d'une façon dont il ne fallait pas (qui pourtant m'apparaissait normale, j'ai arrêté progressivement comme le doc m'a dit de faire).
Depuis que je prends la dose normale (depuis ce mardi), je me ressent vivre...
Je suis contente que cette étape soit passée!
Maintenant, si je ne débute pas le boulot ce mercredi ou jeudi, il est temps de venir voir maman.
vendredi 29 avril 2011
En ce moment ça va mal
Svp ne me faites pas la morale
Je ne sais plus quoi penser
Je ne sais plus où me tourner.
J'ai l'angoisse au coeur et les intestins pris au piège
C'est comme 24h sur 24h encabanée dans un manège.
Bien certainement, me foutre des autres
Est la solution qu'on me dit
Ou respirer par le nez, entre autres
La relaxation ou reiki.
Mais tout est si profond
Encré dans quelque chose rempli d'émotions.
Svp ne me faites pas la morale
Je ne sais plus quoi penser
Je ne sais plus où me tourner.
J'ai l'angoisse au coeur et les intestins pris au piège
C'est comme 24h sur 24h encabanée dans un manège.
Bien certainement, me foutre des autres
Est la solution qu'on me dit
Ou respirer par le nez, entre autres
La relaxation ou reiki.
Mais tout est si profond
Encré dans quelque chose rempli d'émotions.
samedi 23 avril 2011
Je me promène seule durant la nuit
Ce qui me ramène à l'oubli
Finalement, je ne sais plus tant
J'affronte mes démons face au vent
Je rêve à toi, à la table tournante, qui est lointain
Toi qui est gentil mais que je ne connais point
Une amitié désirée semblant sortir tout droit du besoin
Approbation nécessaire pour une fille solitaire
Le cœur qui désire, le corps s'en déteint
Les émotions se déchirent, je ne suis rien.
Et pourquoi
Tous ces sentiments de perte, de ces amitiés oubliées
Le sentiment d'être délaissée
Sans cesse revenant
Comme dans un cœur, le couteau poignant...
Ce qui me ramène à l'oubli
Finalement, je ne sais plus tant
J'affronte mes démons face au vent
Je rêve à toi, à la table tournante, qui est lointain
Toi qui est gentil mais que je ne connais point
Une amitié désirée semblant sortir tout droit du besoin
Approbation nécessaire pour une fille solitaire
Le cœur qui désire, le corps s'en déteint
Les émotions se déchirent, je ne suis rien.
Et pourquoi
Tous ces sentiments de perte, de ces amitiés oubliées
Le sentiment d'être délaissée
Sans cesse revenant
Comme dans un cœur, le couteau poignant...
vendredi 10 décembre 2010
Je les exorcise, je les maîtrise.
Je les sort de ce corps qui ne veut pas d'eux.
En fait, je vous accepte, chères pensées.
Mais vous ne me servez pas à grand chose.
À quoi me servez-vous, mis à part m'apporter de l'anxiété, de l'insécurité?
Et il croit à ces pensées.
Je suis lumière, je n'ai pas à suivre ce que mon ego me dit.
samedi 9 octobre 2010
Jeudi matin je suis partie, New York comme destination. Seule motivation étant le spectacle de Yann Tiersen? Pas tellement, j'avais tout de même en tête de visiter la métropole dont on me parlait si souvent. Bien évidemment toutes ces destinations "attrape-touriste" ne m'intéressaient guère.
En route vers New York, j'ai été émerveillée par la beauté et la splendeur des paysages. La nature savait montrer des siennes et les couleurs du monde reflétaient dans les arbres jusqu'au plus profond des dunes. Le soleil brillait si fort que je n'arrivais à peine à terminer la lecture de "l'Alchimiste", qui parlait de signes aussi forts que celui des nuages et des couleurs avoisinantes. Les monts d'Adirondack; une beauté spectaculaire qui démontre que Dame Nature a toujours eu autant d'imagination. Romantique et pure, dame nature.
Ma promenade débuta aussi tôt que je sortit de l'autobus pour me rendre à l'auberge. Je découvrit aussitôt le métro de New York et son fonctionnement, mais aussi le quartier où se situait mon auberge de jeunesse... qui était tout près d'Harlem sans que je le sache; vous pouvez donc imaginer quel genre de personnes se trouvaient près de là. Je peux dire que c'était en soirée et que j'avais un peu peur.
Aussitôt mes choses placées dans mon petit casier, je me suis rendue sur Times Square pour profiter enfin des plaisir de NY. Je fût surprise dès mon arrivée par le mouvement dans la rue, les innombrables publicités clignotantes d'un coin à un autre, des taxis jaunes roulant à toute vitesse afin d'attraper le prochain client, des dizaines de potentiel jetant un regard à chaque piéton, de tous ces touristes comme moi qui étaient étonnés, appareil photo à la main. Un clic par ci, un clic par là, Times Square volait la vedette à tous ces Harlem et Bronx qui demeuraient dans la noirceur de New York. Mon ennui du monde marketing et des "attrapes-touristes" partît aussitôt que la splendeur des couleurs m'envahit. On annonçait d'un côté à l'autre que McDonalds, Chicago, Kodak, Virgin, Coke & Ipod sont les produits à se procurer.
Une de mes raisons principales de ma visite était bien sûr le spectacle de Yann Tiersen que j'allais voir le 8 octobre 2010 sur la 64e rue West, à côté de Central Park et près du Lincoln Center. Une excellente raison.
Après une soirée de promenade dans la ville, je ne me sentais pas assez en forme pour sortir dans un club. Je me suis couchée vers minuit pour me lever à 9h le vendredi et partir en vitesse pour Central Park.
J'étais assise au Parc, mangeant mon bagel en admirant le paysage verdâtre. Je pouvais apercevoir le soleil brillant de ses purs rayons, les visiteurs et les dames promenant leur chient reniflant tout sur leur passage. J'entendais le son du carrousel vide de gens à l'intérieur, les calèches sur la rue et je sentais l'odeur de l'automne pratiquement arrivé, l achaleur de New York en cctobre nous laissant en manches courtes.
Après une matinée dans Central Park et un après-midi sur Times Square et Broadway, c'était le temps d'une petite sieste après une nuit comptant peu d'heures. Un repos bien mérité qui précédait un autre moment inoubliable de ma vie.
L'excitation du spectacle était si grande en moi. J'avais si hâte de pouvoir admirer de nouveau Yann Tiersen et tous ses musiciens. Mais pas seulement eux; un orchestre aussi.
Et cet homme qui, à mes yeux de jeune artiste, est un génie d'un genre qui n'existe pratiquement plus. Un musicien de haut calibre pouvant exprimer toute émotion réalisable, profiter des temps nocturnes ou des horizons naturels afin de conquérir les âmes du monde. En lui demandant ce qui l'inspire le plus pour la composition de ses pièces, il m'a répondu: "La vie". Et bien Yann, sache remercier la vie, car ceci dit, il m'aide grandement à m'accomplir dans la réalisation de mes rêves les plus fous, et surtout, il sait vivre tout comme moi, sa grande et bien dûe Légende Personnelle.


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Yann Tiersen, mes préférées:
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